Casablanca, 11 juin 1986, un jour de coupe du monde Après une énième bavure, un flic aigri est envoyé par ses supérieurs mécontents passer une journée sur un pont entre deux quartiers en guerre afin de protéger le passage hypothétique du cortège Royal. A la fois Don Quichotte désabusé et Don Juan paresseux, Daoud est un pauvre mec coureur de jupons qui fait le désespoir de tout le monde, à commencer par sa femme lucide et harassée et son chef colérique. Prisonnier de ce pont, Daoud va se transformer au contact des habitants des deux villages, il apprendra la maturité au contact d'un enfant de cinq ans et la dignité d'une mère au crâne rasée. Il prendra une leçon de vie de deux Moqadems, frères ennemis teigneux et une leçon d'humilité par un chef de police facétieux.
HEADBANG LULLABY
en VOD
de Hicham Lasri
Casablanca, 11 juin 1986, un jour de coupe du monde. Après une énième bavure, un flic aigri est envoyé par ses supérieurs mécontents passer une journée sur un pont entre deux quartiers en guerre afin de protéger le passage hypothétique du cortège Royal. A la fois Don Quichotte désabusé et Don Juan paresseux, Daoud est un pauvre mec coureur de jupons qui fait le désespoir de tout le monde, à commencer par sa femme lucide et harassée et son chef colérique. Prisonnier de ce pont, Daoud va se transformer au contact des habitants des deux villages, il apprendra la maturité au contact d'un enfant de cinq ans et la dignité d'une mère au crâne rasée. Il prendra une leçon de vie de deux Moqadems, frères ennemis teigneux et une leçon d'humilité par un chef de police facétieux.
Récompenses et distinctions
![]() |
2017, Festival du Film International Berlin, Allemagne |
![]() |
2017, Festival du Nouveau Cinéma (FNC) de Montréal, Canada Panorama |
![]() |
2017, Festifal international du film de Tanger, Maroc |
A propos du film
Le marocain Hicham Lasri vient à la Berlinale pour la troisième fois avec son long métrage Headbang Lullaby, sélectionné dans la catégorie Panorama Special. Ce film s’inscrit dans la lignée de ses précédents : une histoire surréaliste et psychédélique. Après The Sea Is Behind en 2014, puis Affame ton chien en 2016, dans Headbang Lullaby, le réalisateur explore une fois de plus l’histoire et le peuple marocain, les conflits sociaux et historiques du pays ainsi que la nature des relations entre l’establishment et la population.
Durant l’été 1986, au lendemain de la victoire historique de l’équipe nationale au Mexique, première équipe africaine à avoir été qualifiée à la coupe du monde de football, un représentant du gouvernement appelé Daoud (Aziz Hattab) est envoyé surveiller un pont à l’extérieur de Casablanca, situé entre deux quartiers en guerre, afin de protéger le passage hypothétique du cortège royal. Daoud va devoir faire face aux communautés locales particulières, mais également aux victimes des émeutes de 1981, auxquelles il a participé dans le camp du gouvernement.
Alors que dans le remarquable Affame ton chien, le réalisateur avait raconté une histoire fictive sur les raisons politique à l’origine du printemps arabes à travers l’ancien ministre de l’Intérieur, Driss Basri, pour Headband Lullaby, il a préféré présenter une histoire beaucoup moins importante, mais avec des personnages entièrement fictifs. Il revient ainsi sur ces événements de 1981, un de ses sujets de prédilection, en les mettant en parallèle avec le triomphe de l’équipe nationale de football en 1986 et le règne de la monarchie. Hicham Lasri introduit ses personnages et ses thèmes au sein ce triangle.
L’histoire se déplace entre une communauté provinciale à moitié paranoïaque et gouvernée par la peur, un policier blessé sous les soins d’une jeune femme, un enfant dont le père a été tué durant les émeutes et la mère qui, bien qu’exclue, doit trouver un moyen de survivre dans cette communauté, et enfin, Daoud. Tous sont victimes de la politique du Roi, mais également d’eux même. Le triomphe national et la loyauté envers l’establishment afin de contrer la révolte suscitent l’espoir. Daoud permet ici d’illustrer la façon dont les représentants de l’État voient le peuple. En tant qu’homme de pouvoir, il s’inscrit dans la continuité de la théorie bien établie du "chien" de Hicham Lasri.
Dans Headbang Lullaby, Hicham Lasri dessine un portrait critique et légèrement satirique de son peuple, qui semble quelques fois impitoyable. Néanmoins, l’amour qu’il porte pour son pays et son identité apparaît également. Son étonnant travail visuel touche toujours au-delà des frontières puisqu’il traite de l’utilisation de l’esclavagisme, du nationalisme et de l’idolâtrie comme moyen de maîtriser une nation."
Cineuropa

HEADBANG LULLABY
en VOD
de Hicham Lasri
Casablanca, 11 juin 1986, un jour de coupe du monde. Après une énième bavure, un flic aigri est envoyé par ses supérieurs mécontents passer une journée sur un pont entre deux quartiers en guerre afin de protéger le passage hypothétique du cortège Royal. A la fois Don Quichotte désabusé et Don Juan paresseux, Daoud est un pauvre mec coureur de jupons qui fait le désespoir de tout le monde, à commencer par sa femme lucide et harassée et son chef colérique. Prisonnier de ce pont, Daoud va se transformer au contact des habitants des deux villages, il apprendra la maturité au contact d'un enfant de cinq ans et la dignité d'une mère au crâne rasée. Il prendra une leçon de vie de deux Moqadems, frères ennemis teigneux et une leçon d'humilité par un chef de police facétieux.
Récompenses et distinctions
![]() |
2017, Festival du Film International Berlin, Allemagne |
![]() |
2017, Festival du Nouveau Cinéma (FNC) de Montréal, Canada Panorama |
![]() |
2017, Festifal international du film de Tanger, Maroc |
A propos du film
Le marocain Hicham Lasri vient à la Berlinale pour la troisième fois avec son long métrage Headbang Lullaby, sélectionné dans la catégorie Panorama Special. Ce film s’inscrit dans la lignée de ses précédents : une histoire surréaliste et psychédélique. Après The Sea Is Behind en 2014, puis Affame ton chien en 2016, dans Headbang Lullaby, le réalisateur explore une fois de plus l’histoire et le peuple marocain, les conflits sociaux et historiques du pays ainsi que la nature des relations entre l’establishment et la population.
Durant l’été 1986, au lendemain de la victoire historique de l’équipe nationale au Mexique, première équipe africaine à avoir été qualifiée à la coupe du monde de football, un représentant du gouvernement appelé Daoud (Aziz Hattab) est envoyé surveiller un pont à l’extérieur de Casablanca, situé entre deux quartiers en guerre, afin de protéger le passage hypothétique du cortège royal. Daoud va devoir faire face aux communautés locales particulières, mais également aux victimes des émeutes de 1981, auxquelles il a participé dans le camp du gouvernement.
Alors que dans le remarquable Affame ton chien, le réalisateur avait raconté une histoire fictive sur les raisons politique à l’origine du printemps arabes à travers l’ancien ministre de l’Intérieur, Driss Basri, pour Headband Lullaby, il a préféré présenter une histoire beaucoup moins importante, mais avec des personnages entièrement fictifs. Il revient ainsi sur ces événements de 1981, un de ses sujets de prédilection, en les mettant en parallèle avec le triomphe de l’équipe nationale de football en 1986 et le règne de la monarchie. Hicham Lasri introduit ses personnages et ses thèmes au sein ce triangle.
L’histoire se déplace entre une communauté provinciale à moitié paranoïaque et gouvernée par la peur, un policier blessé sous les soins d’une jeune femme, un enfant dont le père a été tué durant les émeutes et la mère qui, bien qu’exclue, doit trouver un moyen de survivre dans cette communauté, et enfin, Daoud. Tous sont victimes de la politique du Roi, mais également d’eux même. Le triomphe national et la loyauté envers l’establishment afin de contrer la révolte suscitent l’espoir. Daoud permet ici d’illustrer la façon dont les représentants de l’État voient le peuple. En tant qu’homme de pouvoir, il s’inscrit dans la continuité de la théorie bien établie du "chien" de Hicham Lasri.
Dans Headbang Lullaby, Hicham Lasri dessine un portrait critique et légèrement satirique de son peuple, qui semble quelques fois impitoyable. Néanmoins, l’amour qu’il porte pour son pays et son identité apparaît également. Son étonnant travail visuel touche toujours au-delà des frontières puisqu’il traite de l’utilisation de l’esclavagisme, du nationalisme et de l’idolâtrie comme moyen de maîtriser une nation."
Cineuropa
Version originale
Majhoul vient de passer 30 ans dans les geôles marocaines pour avoir manifesté en 1981 durant les "émeutes du pain". Il retrouve la liberté en plein Printemps arabe. Une équipe de télévision en quête de sensationnel décide de le suivre dans la recherche de son passé. Ulysse moderne, Majhoul les entraîne dans une folle traversée de Casablanca, au coeur d'une société marocaine en é...
"Dans la vie, il y a deux types de personnes : ceux qui ont un rêve et ceux qui n’ont rien. Dans la première catégorie, il y a ceux qui poursuivent leurs rêves et ceux qui les abandonnent". Au beau milieu d’une fête de mariage où il officie comme chanteur, Daoud réalise qu’il n’a plus ce rêve de devenir un vrai artiste, une star. Mécontents que la musique s’arrête, les convives l’assomment avec...
Moulay, un jeune muet, décide d’arrêter ses études car il peut plus payer le prix du ticket de bus. Ses deux amis d’enfance refusent de l’abandonner. Les trois jeunes partent à la recherche de 120 dirhams pour payer les études de Moulay. L'Os de fer est le premier segment de la trilogie des « Chroniques du Maroc », suivi par Tiphinar et Le peuple de l'horloge.
Trois histoires courtes. Trois personnages qui se croisent dans un même drame. Trois fenêtres sur l’ignorance, la stigmatisation, et la solitude face au déni de la maladie du SIDA. Une fiction qui met des mots à la place de nos silences honteux.
Casablanca, juillet 1999. Mikhi, poseur de sabots, ne garde son emploi qu’en raison de la protection de Daoud, un commissaire hargneux au passé trouble lié aux années de plomb. Lors d’une de ses tournées, Mikhi trouve Rita enchaînée à un guidon de voiture et tombe immédiatement amoureux.
Un épisode douloureux de l'histoire du Maroc est révélé dans une interview avec un célèbre homme politique, sur son rôle dans l'ancien régime plein de brutalité. L'ambiguïté entoure toujours le présent et le futur du pays.
Tarik s’habille en femme, se maquille, danse sur le chariot de son père, dans la pure tradition de ces hommes travestis qui égayaient les cérémonies de mariage. Mais derrière cette joie contrainte, cette allégresse de circonstance, se dissimulent un mal-être et une tristesse profonde.