Hicham Lasri fait partie d’une génération de cinéastes marocains qui a été d’emblée soucieuse de raconter le Maroc tel qu’il est. Le réalisateur a toujours souhaité s’affranchir de ses prédécesseurs : « ça fait des années que les films marocains ressassent les mêmes choses, les années de plomb, les droits de la femme, le rural… Je revendique le droit de remettre en cause les symboles. » Il affirmera cette posture insoumise à travers des films qui lui vaudront souvent de la part des critiques de presse le titre « d’enfant terrible du cinéma marocain » : thématiques subversives, esthétique radicale (punk, surréaliste, psychédélique… ou tout ça à la fois), personnages marginaux, croisement des genres entre élégie et satire ou entre tragédie et comédie, sont autant de marqueurs récurrents de son cinéma, qui se forge ainsi une place unique dans le paysage cinématographique marocain. Après des études de droit, Hicham Lasri entreprend une carrière artistique prolifique et protéiforme : écrivain, dramaturge, scénariste, réalisateur, parolier... Il commence par publier des nouvelles, "Passé simplifié/Futur décomposé", une pièce de théâtre, "(K)rêve" (prononcer crêve) et "Static", roman qui a été sélectionné pour le prix Grand Atlas et a remporté le Prix 2M. Il réalise ensuite des courts-métrages avant de prendre la direction artistique du projet "Film Industry", créé en 2005, dont l’objectif, pour de jeunes réalisateurs marocains, était de réaliser 30 films en un an et demi. À cette occasion il réalisera une trilogie intitulée « Chroniques du Maroc », composée par trois longs métrages : "L’Os de fer", "TiphinaR" et "Le Peuple de l’horloge". C’est en 2011 qu’il réalise son premier long-métrage de cinéma, "The End". Ce film en noir et blanc, dérangeant, violent et sensuel, a été considéré comme un ovni tant par sa forme que son fond. Félicité par la critique, "The End" a été sélectionné à Cannes dans le cadre de la programmation ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion). En 2013 il réalise son second long-métrage, "C’est eux les chiens", film tourné sur le mode du faux reportage en caméra embarquée, racontant l’histoire de Majhoul qui vient de passer 30 ans en prison. Libéré pendant le Printemps arabe, il entame une folle traversée de Casablanca dans un Maroc au bord du chaos. Pour dire la colère d’un peuple, la caméra de Hicham Lasri bouge beaucoup afin de rendre le long-métrage inconfortable pour les spectateurs. Un film aussi dérangeant et agressif que le sujet lui-même. "The Sea is behind" a été présenté à la Berlinale 2015, et son film suivant, "Starve Your Dog" a été dévoilé en avant-première au festival de Toronto (TIFF) la même année. Suivra "Headbang Lullaby", présenté en première mondiale à la Berlinale de 2017, puis "Jahilia - ici on noie les chiens", qui bouclera sa trilogie du chien en 2018 avec une première mondiale à la Berlinale, signant la 4è sélection pour Lasri par ce prestigieux festival. En 2024, son film suivant, "Moroccan Badass Girl", est diffusé sur Netflix. Son dernier film, "Thank you Satan", est présenté en première mondiale en 2025 au prestigieux festival international du film de Rotterdam et sortira en salles en 2026. Parallèlement à son activité cinématographique, Hicham Lasri est l’auteur de nombreux ouvrages, dont un roman de science-fiction, "Static", paru en 2010 aux Éditions La Croisée des Chemins, deux pièces de théâtres, "(K) Rêve" paru en 2005 et "Larmes de joie un jour de Zemtem" paru en 2008 aux Éditions de la Gare. Suivra le roman "Sainte Rita", paru en 2015 aux Éditions Le Fennec, puis la BD "Vaudoo" en 2016, son livre "Arab Lives Matter" en 2024 et enfin son dernier roman en date "Lénine, réveille-toi ils sont devenus ouf ! ", paru en 2025. En 2019 il sort avec son groupe ChicShocs un titre musical intitulé «L'B3abe3». Il décrit la chanson comme étant « une expérience sociale ou il insulte tout le monde en s'incluant lui-même dans le lot. L'idée étant de recenser la réaction de la foule, comme dans une performance artistique. » Hicham Lasri participe aussi à différentes initiatives visant à soutenir les nouvelles générations de cinéastes, comme AYWA (AFRICAN YOUNG WOMEN IN ACTION) en 2025, une résidence qui a accompagné 10 réalisatrices venues de 10 pays africains dans la réalisation de leur premier court-métrage.
Tarik s’habille en femme, se maquille, danse sur le chariot de son père, dans la pure tradition de ces hommes travestis qui égayaient les cérémonies de mariage. Mais derrière cette joie contrainte, cette allégresse de circonstance, se dissimulent un mal-être et une tristesse profonde.
Casablanca, juillet 1999. Mikhi, poseur de sabots, ne garde son emploi qu’en raison de la protection de Daoud, un commissaire hargneux au passé trouble lié aux années de plomb. Lors d’une de ses tournées, Mikhi trouve Rita enchaînée à un guidon de voiture et tombe immédiatement amoureux.
Un épisode douloureux de l'histoire du Maroc est révélé dans une interview avec un célèbre homme politique, sur son rôle dans l'ancien régime plein de brutalité. L'ambiguïté entoure toujours le présent et le futur du pays.
Moulay, un jeune muet, décide d’arrêter ses études car il peut plus payer le prix du ticket de bus. Ses deux amis d’enfance refusent de l’abandonner. Les trois jeunes partent à la recherche de 120 dirhams pour payer les études de Moulay. L'Os de fer est le premier segment de la trilogie des « Chroniques du Maroc », suivi par Tiphinar et Le peuple de l'horloge.
"Dans la vie, il y a deux types de personnes : ceux qui ont un rêve et ceux qui n’ont rien. Dans la première catégorie, il y a ceux qui poursuivent leurs rêves et ceux qui les abandonnent". Au beau milieu d’une fête de mariage où il officie comme chanteur, Daoud réalise qu’il n’a plus ce rêve de devenir un vrai artiste, une star. Mécontents que la musique s’arrête, les convives l’assomment avec...
Casablanca, 11 juin 1986, un jour de coupe du monde Après une énième bavure, un flic aigri est envoyé par ses supérieurs mécontents passer une journée sur un pont entre deux quartiers en guerre afin de protéger le passage hypothétique du cortège Royal. A la fois Don Quichotte désabusé et Don Juan paresseux, Daoud est un pauvre mec coureur de jupons qui fait le désespoir de tout le monde, à comm...
Majhoul vient de passer 30 ans dans les geôles marocaines pour avoir manifesté en 1981 durant les "émeutes du pain". Il retrouve la liberté en plein Printemps arabe. Une équipe de télévision en quête de sensationnel décide de le suivre dans la recherche de son passé. Ulysse moderne, Majhoul les entraîne dans une folle traversée de Casablanca, au coeur d'une société marocaine en é...
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